Article d’actualité sur l’aspergillose

Bonjour à tous,

Nous vous invitons à lire l’article suivant sur l’aspergillose :

http://www.lapresse.ca/sciences/medecine/201809/17/01-5196835-aspergillose-quand-un-minuscule-champignon-menace-nos-poumons.php

Ceci est un article récent publié par la presse montrant les différents danger causer par la maladie appelé Aspergillose.

Si vous êtes intéressé à connaitre la source de cette maladie plus en détails, voici un lien sur de l’aspergillose, la moisissure appelé Aspergillus. Une section de cet article regarde le portrait de la maladie plus en détails et comment elle est causée.

Cordialement

L’équipe de Décontamination Québec

 

Les différentes face de la gastro

Article sur la gastro-entérite.

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Par: Rodérick Bouchard
B.Sc., Microbiologiste Agréé

Introduction

Le temps des fêtes est synonyme de joie, de vacances et de temps en famille. Cependant, il vient parfois aussi avec des maladies tels que le rhume, la grippe et la gastro-entérite. Nous avons déjà parlé du rhume et de la grippe dans les articles précédents, celui-ci vous parlera donc de la gastro. Nous regarderons cette maladie de plus près afin de savoir ses origines, son mode de transmission, la prévention et les traitements possible de la maladie.

Qu’est-ce que la gastro et ses causes?

La gastro-entérite est définie comme étant un syndrome caractérisé par des symptômes gastro-intestinaux incluant la nausée, le vomissement, la diarrhée et les crampes abdominales. Elle est aussi connue sous les noms de gastro, grippe intestinale ou empoisonnement alimentaire (gastro-entérite bactérienne ou toxique).

Maintenant que nous avons défini ce qu’est cette maladie, voici une petite question pour vous: Est-ce que la gastro est d’origine virale ou bactérienne?

Si vous avez répondu l’une ou l’autre de ces réponses, sachez que celle-ci est bonne, mais incomplète. En effet, les causes de cette maladie peuvent être soit d’origine virale, bactérienne ou même parasitaire. Effectivement, les bactéries du genre Salmonelle, E. Coli, Vibrio, Yersinia, C. difficile, Shigella et Campylobacter peuvent provoquer la maladie. De plus, il y a plusieurs types de virus qui peuvent aussi provoquer la maladie, c’est d’ailleurs la cause principale de la gastro, soit 66% des gastro- entérites risquent d’être d’origine virale. Parmi ces virus, il y a les rotavirus, les norovirus, les adénovirus, les calicivirus et les astrovirus. Finalement, il y a les parasites et les amibes comme Entamoeba histolytica, Cryptosporidium et Giardia.

L’origine et le mode de propagation de la gastro (bactérienne)

Tout d’abord, pour ce qui est des bactéries, elles sont la principale cause de la contamination alimentaire. En effet, une infection alimentaire bactérienne peut se faire de trois façons. Premièrement, il se peut que cela se fasse par ingestion d’aliments contaminés par une toxine. Certaines bactéries produisent des toxines dans les aliments, avant qu’ils soient consommés. Ces toxines sont capables de résister à la chaleur et provoqueront les symptômes de la maladie afin d’éliminer celle-ci de l’organisme.  Ensuite, il y a les aliments contenant des bactéries qui produiront des toxines une fois rendu dans l’intestin. Finalement, la dernière possibilité est que les bactéries se rendent par le biais d’aliments contaminés dans la paroi de l’intestin, provoquant ainsi des diarrhées inflammatoires.

L’origine et le mode de propagation de la gastro (parasitaire)

Ensuite, il est bon à savoir que la gastro fait par contact avec un parasite est un phénomène plus rare au Canada, ce type d’infection est plus fréquente dans les pays tropicaux et en voie de développement. Ce type de gastro provoquera des diarrhées avec du saignement dans les selles.

Les parasites se retrouvent dans la nature sous forme de kyste. Cette forme fait en sorte que ces parasites sont très résistants. En effet, ils peuvent se retrouver dans la nourriture et les eaux contaminées. Une fois ingérer, les kystes arrivent au niveau des intestins et y subissent un désenkystement, procédé par lequel les parasites vont être libérés dans l’organisme. Ensuite, ils sont en mesure de se multiplier et s’attacher au niveau de la paroi intestinale par un phénomène de succion. Cette action vient perturber les cellules de la muqueuse intestinale ainsi que la fonction d’absorption des intestins, provoquant ainsi la diarrhée. C’est par ce procédé que les parasites quittent l’organisme, ils se remettent en forme de kyste et sortiront par les selles.

L’origine et le mode de propagation de la gastro (virale)

Finalement, la gastro la plus présente par chez nous est celle d’origine virale. En effet, plus de 66% des gastros tombent dans cette catégorie. Les familles de virus qui donnent la gastro sont plus fréquentes dans l’environnement en automne et en hiver. Comme vous avez pu voir dans les articles du rhume et de la grippe, les saisons froides n’avantagent pas notre système immunitaire. En effet, les muqueuses de notre nez fonctionnent au ralenti en climat froid, augmentant ainsi les chances du virus à entrer dans nos voies respiratoires. De plus, l’hiver fait en sorte que nous restons plus souvent à l’intérieur. L’air circule moins étant donné qu’on n’ouvre pas les fenêtres. Cela fait en sorte que nous entrons en contact avec plus de personne dans ces espaces, particulièrement durant le temps des fêtes.

Ces conditions font en sorte que les virus peuvent se propager plus facilement. De ce fait, ceux-ci vont atteindre les cellules intestinales, les infecter pour finalement se reproduire à l’aide de celles-ci. Par la suite, les virions sont relâché dans la nature par les selles et les vomissements.

En résumé, la gastro nous concernant le plus est celle d’origine virale. Cependant, celle d’origine bactérienne est la principale cause de contamination alimentaire. Pour ce qui est responsable de la maladie, il y a deux modes de propagation:

  1. L’intoxication alimentaire. En ingérant de l’eau ou des aliments contaminés. (Origine bactérienne ou parasitaire)
  2. Par voie oro-fécale. En entrant en contact directement ou indirectement avec une personne contaminée ou avec les gouttelettes dans l’air ou sur les surfaces. Celles-ci sont expulsées par le vomissement. (Origine virale principalement et la plus fréquente, cependant les autres peuvent être transmises par ces voies aussi.)

Prévention de la gastro

Malheureusement, vu les nombreux pathogènes capables de donner la maladie, il n’y a pas de vaccin qui peut nous protéger de la gastro à 100%. Cependant, cela ne signifie pas qu’il n’y a pas de moyen de prévention. Effectivement, comme nous avons vu dans la section précédente, il y a deux modes de propagations. En adoptant certains comportements, on peut prévenir la contraction de cette maladie.

Pour ce qui concerne les virus, voici un fait intéressant: Les virus causant la gastro chez les adultes et les enfants ne sont pas les mêmes. Effectivement, les rotavirus sont les principaux responsables de la gastro chez les enfants alors que les norovirus et les calicivirus sont les principaux responsables chez les adultes. Pour réduire le risque de maladie chez les jeunes enfants, il existe un vaccin pour les rotavirus.

De plus, si vous partez en voyage, renseignez-vous sur les vaccins que vous devriez prendre. Les flores bactériennes et les types de virus ne sont pas pareils d’un pays à l’autre, il serait bon de prendre ces renseignements avant de partir.

Pour les infections qui pourraient venir de la nourriture, voici ceux que nous pouvons vous recommander:

Précaution à prendre avec la nourriture

  • Éviter les viandes saignantes, bien faire cuire les viandes, en particulier celle de bœuf et la volaille.
  • En voyage, tenez-vous loin de certains fruits de mer tels que les huîtres et certains crustacés par exemple, surtout si vous n’êtes pas habitués
  • Se laver les mains avant de cuisiner quoique ce soit.
  • Ne pas cuisiner sur une surface qui est entrée en contact avec de la viande ou de la volaille crue (utiliser une planche pour découper la viande crue et une autre pour les légumes).
  • S’assurer que l’eau que vous buvez est potable, surtout à l’extérieur. Il se peut qu’une étendue d’eau soit contaminée. De plus, il se peut aussi que des fruits dans certaines régions ne soit pas comestibles. Bien se renseigner pourrait vous sauver des ennuis lorsque vous êtes à l’extérieur
  • Rincer à l’eau du robinet les fruits et légumes qui sont consommés frais.
  • Se fier à votre sens du goût et votre corps. Si vous vous sentez mal après avoir mangé une bouchée ou bu une gorgée d’une boisson, ne vous forcez pas à continuer.
  • Bien nettoyer les ustensiles de cuisine après les avoir utilisés
  • Pendant les fondus et les trempettes, éviter de mettre les morceaux deux fois dans la sauce. À la minute que la nourriture se rend à votre bouche, ne retrempez pas le même morceau.

 

La gastro à la maison

Si jamais vous avez à faire face à une épidémie de gastro, voici quelques trucs pour éviter la propagation du virus.

  • Se laver les mains le plus souvent possible pour tous les occupants non-contaminés. Les personnes malades devraient le faire aussi, avec leur propre savon.
  • Si vous avez plusieurs salles de bain, faites-en sorte que les personnes malades se servent d’une salle de bain et que les personnes saines se servent de l’autre. La raison est que le virus sera dégagé par les selles et les vomissements, alors cette séparation peut vraiment réduire le risque de propagation du virus.
  • Si cela n’est pas possible et que le nettoyage par le patient une fois en santé est impossible, le nettoyage régulier de la salle de bain à l’aider de gants et de masque sera de mise.
  • Faites-en sorte de limiter les déplacements du patient le plus possible. Si vous les limitez à une pièce ou deux dans la maison, vous diminuerez les chances de propagation du virus. De plus, cette personne a besoin de se reposer et devrait essayer de limiter ces mouvements dans la maison pour son propre bien et celui des autres.
  • Évitez complétement d’être en contact avec les personnes et les objets que ces personnes auraient pu toucher. Utilisez une paire de gants jetable et un masque si vous avez à déplacer les objets d’une personne malade.

Traitement

Il se peut que malgré toutes ces précautions, vous attrapiez quand même la gastro étant donné que le virus est très contagieux. Si c’est le cas, sachez qu’il n’y a pas vraiment de traitement pour la gastro bactérienne ou d’origine virale. Celle d’origine parasitaire peut perdurer jusqu’à plus de 10 jours et provoquer du saignement dans les selles. Celle-ci doit être traiter avec l’antibiotique adéquat au besoin (rarement prescrit pour une gastro d’origine bactérienne). Cependant, ce sont des cas beaucoup plus rares ici.

Dans les cas les plus communs, les traitements visent à atténuer les symptômes. Voici une liste de trucs  à faire si vous êtes malades.

  • Rester hydrater. Buvez à votre soif et selon votre capacité. Il est important de rester hydrater pendant une gastro car les diarrhées causées par cette maladie peuvent entraîner de la déshydratation qui peut amener à des complications. Cependant, vous ne devez jamais vous forcez à boire ou manger si vous ne vous en sentez pas capable. Pour l’eau, si vous avez de la difficulté à boire, essayez de sucer des glaçons.
  • Se reposer car le sommeil vous aidera pour le combat contre la maladie.
  • Prendre des médicaments anti-vomissement et anti-diarrhéiques. Consulter votre pharmacien au besoin.
  • La première journée, il se peut que l’on ne puisse pas manger. Cependant, on réintroduit l’organisme à la nourriture tranquillement. Suivez votre appétit et ne vous forcez pas, pareil pour les boissons.

Est-ce que je devrais manger pendant une gastro?

Il est important de garder ses forces durant la maladie. Voici un petit guide pris sur le site du gouvernement du Québec afin de savoir ce que l’on devrait manger et éviterait de manger pendant la maladie. N’oubliez pas que vous ne devez pas vous forcer à manger, regarder selon votre appétit et votre seuil de tolérance.

Aliments à privilégier

  • les pâtes alimentaires;
  • le riz;
  • les viandes maigres;
  • le poisson cuit avec peu de matières grasses;
  • les œufs;
  • les fruits frais ou en conserve dans leur jus;
  • les légumes cuits;
  • les céréales non sucrées;
  • le pain.

Si vous les tolérez bien, vous pouvez aussi consommer :

  • du yogourt maigre;
  • du fromage à teneur réduite en gras.

Aliments et boissons à éviter

  • les jus de fruits qui contiennent beaucoup de sucre et les boissons aux fruits;
  • les boissons pour sportifs de type Gatorade;
  • les bouillons et soupes en sachet ou en conserve;
  • les boissons gazeuses, même dégazéifiées ainsi que les boisson contenant de la caféine
  • les aliments frits ou très gras (croustilles, pommes de terre frites, charcuteries, pâtisseries);
  • la crème glacée, les sorbets, les sucettes glacées et les gelées (comme le Jell-O);
  • les fruits séchés, les fruits en conserve dans un sirop;
  • les céréales sucrées;
  • les bonbons, le chocolat;
  • les aliments très épicés.

Nous vous laissons un lien gouvernemental parlant de solutions de réhydratation pendant une gastro

http://sante.gouv.qc.ca/conseils-et-prevention/se-rehydrater-pendant-une-gastro-enterite/

Population à risque

  • Les jeunes enfants à la garderie et les personnes âgées vivant en résidence sont plus à risque, tout comme les adultes en santé qui travaillent en milieu hospitalier.
  • Les personnes qui voyagent en Amérique latine, en Afrique ou en Asie sont plus à risque de développer une gastro-entérite d’origine bactériennes.
  • Les femmes enceintes, les personnes atteintes d’une maladie chronique comme le diabète font partie des personnes qui risquent de présenter des complications en cas de gastro-entérite.
  • Sous ses différentes formes, la gastro affecte plusieurs millions de personnes par année. Plusieurs d’entre elles ne présentent aucun symptôme.

Symptômes

Pour ce qui est des symptômes, les principaux associés à la gastro-entérite sont les suivants :

  • diarrhée : au moins 3 selles liquides ou semi-liquides par période de 24 heures ou selles plus abondantes et plus fréquentes que d’habitude;
  • crampes abdominales;
  • nausées;
  • vomissements.

D’autres symptômes peuvent aussi parfois apparaître :

  • fièvre légère;
  • mal de tête;
  • douleurs musculaires.

Les symptômes de la gastro-entérite durent habituellement de 24 à 72 heures. Ils peuvent toutefois durer jusqu’à 10 jours si la gastro-entérite a débuté pendant un voyage à l’étranger ou au retour du voyage.

Complications

Les enfants et les adultes peuvent présenter des complications dû à cette maladie. Si vous voyez quelqu’un présenté les symptômes suivants, vous devez consulter un médecin.

Chez le nourrisson si les symptômes persistent et s’il y a :

  • Des signes de déshydratation graves (yeux cernés, bouche sèche, absence de larmes etc…) ;
  • Du sang dans selles ;
  • Des signes de léthargie ;
  • Des vomissements continus pendant plusieurs heures ;
  • De la fièvre supérieure à 38,5°C ;
  • Des troubles de la respiration.

Chez l’adulte, pour les cas suivants :

  • Signes évidents de déshydratation malgré l’effort de réhydratation (voir plus haut) ;
  • Impossibilité d’uriner pendant plus de 12 heures ;
  • Sang dans les vomissements ;
  • Sang dans les selles ;
  • Crampes abdominales aiguës pendant plus de 2 heures ;
  • Fièvre supérieure ou égale à 40°C.

Conclusion

Nous espérons que vous en avez un peu plus appris sur la gastro, ses origines et ses traitements. Ce qu’il y a d’important à retenir de cet article peut se résumer en ces quelques points :

  1. La gastro a trois types d’origine, soit bactérienne, virale ou parasitaire.
  2. Les modes de propagation de la maladie sont les suivants: intoxication alimentaire et par voie oro-fécale.
  3. Le type d’origine le plus commun est le type viral, soit plus de deux tiers des cas.
  4. Il n’y a pas de vaccin efficace contre la gastro étant donné les multiples origines de la maladie et plusieurs familles de virus qui sont impliqués.
  5. Il y a des actions qui peuvent prévenir la maladie.
  6. Connaître les différentes façons d’apaiser les symptômes et d’être capable de se nourrir pendant une gastro
  7. Savoir les symptômes et les complications qui peuvent survenir pendant la gastro

Si vous voulez plus de renseignement sur le sujet ou si vous avez des questions le concernant, vous pouvez communiquer avec moi par courriel à roderick@decontaminationquebec.com. Il me fera plaisir de répondre à vos questions et de mettre cet article à jour au besoin.

Bibliographie

MIMS,Cédric. PLAYFAIR, John. ROITT, Ivan. WAKELIN, Derek. WILLIAMS, Rosamund. Medical Microbiology. 2e édition. Mosby. 1998.p 253-284.

http://sante.gouv.qc.ca/problemes-de-sante/gastro-enterite/mise à jour en 2018, consulté de 09 mai 2018

http://sante.gouv.qc.ca/conseils-et-prevention/se-rehydrater-pendant-une-gastro-enterite/ mise à jour en 2018, consulté de 09 mai 2018

http://sante.gouv.qc.ca/conseils-et-prevention/s-alimenter-pendant-une-gastro-enterite/ mise à jour en 2018, consulté de 09 mai 2018

http://sante.gouv.qc.ca/conseils-et-prevention/prevenir-la-transmission-des-virus-et-des-bacteries/ mise à jour en 2018, consulté de 09 mai 2018

MMT, https://www.mmt-fr.org/maladies-virales/gastro-enterite/  , consulté le 09 mai 2018

Dr. LAROSE, Dominic, https://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=gastroenterite_pm, mise à jour de août 2014, consulté le 10 mai 2018

Canalvie.com, http://www.canalvie.com/sante-beaute/sante/index-des-maladies/gastro-enterite-1.1028524, mise à jour en 2018, consulté de 09 mai 2018

NOTRE FAMILLE SNC, https://sante-guerir.notrefamille.com/sante-a-z/gastro-enterite-la-gastro-enterite-d-origine-parasitaire-o64296.html, mise à jour le 19 juin 2015 , consulté de 09 mai 2018

image tiré du site : http://sandrounette62.canalblog.com/archives/2016/03/06/33475799.html, consulté le 14 mai 2018

Le fameux rhume des foins

Article sur le rhume
Par: Rodérick Bouchard
B.Sc., Microbiologiste Agréé

Introduction

Commençons par la question suivante: Savez-vous la différence entre un rhume et une grippe?  Certains symptômes de ces maladies sont très semblables et le langage populaire fait en sorte que certains diront avoir la grippe alors qu’ils ont un rhume et vice-versa. Nous séparerons donc cet article en deux sections: la présente section parlera du rhume.  L’autre section se consacrera à la grippe. Après la lecture de ces deux articles, nous espérons que vous en ayez assez appris sur les deux maladies afin de pouvoir les distinguer, voir les mesures de prévention et d’en apprendre un peu plus sur celle-ci en général.

Qu’est-ce que le rhume?

Le rhume est une inflammation des muqueuses des voies respiratoires, en particulier des fosses nasales. Lors de notre quotidien, nous respirons une énorme quantité d’air. Certes, cet air est filtré par les défenses de notre corps. Cependant, il arrive que certains micro-organismes parviennent à passer les mails de ce filet. Dans le cas d’un rhume, on parle d’une infection virale. En effet, ces virus vont pénétrer dans l’organisme par le nasopharynx. Ils vont nous faire produire des sécrétions contenant beaucoup de virus. Lorsque le réflexe d’éternuement est enclenché, une large quantité de particule virale est dispersé dans l’air.

Propagation du rhume

La propagation de cette maladie se fait par respiration des particules virales dans l’air, une propagation par gouttelette. Effectivement, cette contamination peut se faire directement ou indirectement.  Une contamination directe est si vous entrez directement en contact avec les particules virales. (Éternuer ou tousser directement sur vous). Une contamination indirecte est lorsque les particules virales se retrouvent sur un objet qui transmettra la maladie au sujet. Les particules virales sont très petites et restent longtemps en suspension dans l’air, ce qui augmente leur chance d’être inhaler par les occupants d’une habitation. De plus, tout comme la grippe, le rhume apparait plus souvent en hiver parce que l’air intérieur est moins sujet à être changer qu’en été, dû à la température, sans compter qu’une température froide ralenti le fonctionnement des muqueuses de votre nez, augmentant ainsi les chances du virus à entrer dans vos voies respiratoires.

Les responsables du rhume

Comparativement à la grippe qui est causé par un seul type de virus, soit l’influenza, le rhume lui peut-être causer par plusieurs types de virus. Voici un tableau qui identifie les virus responsables du rhume:

 

Virus Type  Maladie
Rhinovirus (> 100 types) Plusieurs à n’importe quel moment de l’année Le  rhume commun
Cocksackie Virus A (24 types) especially A21 Le  rhume et peut amener l’herpangine
Virus de l’influenza la plupart Peut aussi envahir le bas du tronc respiratoire
Parainfluenza (4 types) 1,2,3,4 Peut aussi envahir le larynx
virus respiratoire syncytial 1 type Peut aussi envahir le bas du tronc respiratoire
Coronavirus (Beaucoup de types) Tous Le  rhume commun
Adenovirus (41 types) 5-10 types Principalement la pharingyte, aussi cause de conjonctivite et bronchite
Echovirus (34 types) 11, 20 Le  rhume commun

Parmi ces virus, plus de 50% des rhumes sont  causés principalement par les rhinovirus et les coronavirus. Cependant, un rhume amenant des complications pourrait être causé par un des virus nommé ci-dessus.

Comment savoir si je fais face au rhume?

Voici une liste des différents symptômes du rhume.

  • Congestion et/ou écoulement nasal
  • Mal de gorge
  • Éternuements, parfois toux
  • Maux de tête et légère fatigue
  • Très légère fièvre (occasionnellement)

De plus, les différentes études ont fait ressortir que certains facteurs peuvent augmenter les chances d’attraper cette maladie. Ces facteurs sont listés ci-dessous:

  • L’âge
  • Une déficience du système immunitaire
  • Avoir fait une activité sportive intense ou excessive
  • Le stress
  • La contagion par une autre personne
  • Être fumeur augmenterait les chances de contraction de la maladie

Prévention du rhume

Il n’y a pas de vaccin contre le rhume parce que la maladie est causée par une panoplie de virus et de ce fait, on ne peut pas concevoir de vaccin que l’on pourrait dire comme efficace pour prévenir pour l’instant, il y a des recherches qui se font sur ce sujet.

Comme nous avons vu précédemment, les différents virus amenant au rhume se propage par goutellettes.  Voici quelques trucs pour prévenir une transmission de cette maladie.

  • Se laver les mains est une obligation. Si vous ne touchez pas la personne, dîtes vous que celle-ci peut avoir toucher des objets. Elle peut avoir tousser, éternuer ou même suer sur ses mains. Certaines personnes transpirent des mains. Évitez de toucher les objets d’une personne qui est malade. Si cela est impossible, nous vous suggérons de laver vos mains, on ne le dit jamais assez.
  • Si vous êtes malade éternuez ou toussez dans le creux de votre coude. Ne rien mettre devant votre bouche est le pire scénario, mais en vous mettant la main devant celle-ci, vous augmentez les risques de contamination indirecte puisque vos mains auront directement été en contact avec les gouttelettes et les prochains objets touchés pourront transmettre celle-ci à une autre personne.
  • Mettre des gants jetables en nitrile ou en latex si vous faites la vaisselle de personne malade ou si vous avez à toucher des objets d’une personne malade. Une fois terminée, enlever les gants par l’intérieur et lavez-vous les mains.
  • Éviter le contact avec les personnes malades si possible.
  • Nettoyer régulièrement l’environnement afin d’éliminer les virus sur les surfaces dures et les objets qui aurait pu être infectés.
  • Si vous êtes le malade, restez le plus possible dans la même pièce. Comme ça, vous diminuerez le risque de propagation du virus

Traitement du rhume

Si vous êtes déjà malade, il n’y a malheureusement pas de traitement pour soigner le rhume efficacement. Voici quelques trucs qui peuvent aider:

  • Du repos. Restez à la maison le plus possible quand vous présentez les symptômes et prenez le temps de vous soigner parce qu’en plus de vous soigner, vous éviterez la propagation pour les autres.
  • Rester hydrater et en buvant beaucoup d’eau.
  • Faire attention à ce que vous prenez comme médicament, lisez les étiquettes. Par exemple, si vous prenez du sirop pour la toux, celui-ci peut contenir de l’acétaminophène tout comme les médicaments avec un label qui traite le rhume et la grippe en magasin. Si vous prenez les deux 4 fois dans la journée en respectant les normes des bouteilles, vous dépasserez la dose maximale d’acétaminophène recommandée dans une journée puisque les deux médicaments en contiennent. Demander au pharmacien au besoin.
  • Se moucher régulièrement
  • Utiliser les solutions salines pour laver le nez
  • Certains médicaments en vente libre (décongestionnant, antitussifs, acétaminophène, etc.) soulagent les symptômes. Pour les enfants et les personnes souffrant d’une condition de santé particulière, consultez un pharmacien.

En moyenne,  la durée d’un rhume est de 5 à 10 jours, avec 2 à 4 jours de symptômes très prononcée. Si cela dure plus de 10 jours ou qu’un symptôme qui persiste après une semaine, on vous suggère d’aller consulter, car comme vous avez pu voir, il se peut que le rhume amène à une infection supplémentaire, dépendant du virus qui vous a infecté, à l’exception de la sinusite. La raison est qu’à force de se moucher durant le rhume, surtout à haute fréquence, on peut fragiliser les sinus ce qui amènera à cette infection.

Conclusion

Nous espérons que vous en avez un peu plus appris sur le rhume et que vous serez en mesure de différencier celui-ci de la grippe. Ce qu’il y a d’important à retenir de cet article peut se résumer en ces quelques points :

  1. Le rhume et la grippe ne sont pas la même maladie
  2. Il y a plusieurs types de virus causant le rhume, ce qui fait en sorte qu’il n’y a pas de vaccin pour l’instant efficace contre cette maladie
  3. Connaître les symptômes du rhume et savoir les facteurs de risque.
  4. Pensez à soi et aux autres pendant la maladie
  5. En savoir un peu plus sur cette maladie, comment la prévenir et quelques trucs si jamais vous la contracter.
  6. Se laver les mains

Si vous voulez plus de renseignement sur le sujet, vous pouvez communiquer avec moi par courriel à roderick@decontaminationquebec.com. Il me fera plaisir de répondre à vos questions et de mettre cet article à jour au besoin. À la fin de cet article, vous trouverez le tableau montrant la différence entre les symptômes de la grippe et du rhume.

 

Tableaux montrant la différence entre la grippe et le rhume 

Symptômes Grippe Rhume
Fièvre Habituelle Rare
Température entre 38 °C et 40 °C (entre 100,4 °F et 104 °F)
Début soudain
Toux Habituelle Habituelle
Début soudain Légère ou modérée
Maux de tête Habituels Rares
Parfois intenses
Douleurs et courbatures Habituelles Rares
Parfois intenses Légères
Fatigue Habituelle Habituelle
Intense Légère
Durée : quelques jours, parfois plus
Habituels chez les enfants
Nausées et vomissements Rares chez les adultes Rares
Souvent accompagnés de diarrhée et de douleurs au ventre chez les enfants Légers
Écoulement nasal ou congestion du nez Rares Habituels
Éternuements Rares Habituels
Mal de gorge Habituel Habituel

Bibliographie

MIMS,Cédric. PLAYFAIR, John. ROITT, Ivan. WAKELIN, Derek. WILLIAMS, Rosamund. Medical Microbiology. 2e édition. Mosby. 1998.p 183-186.

Rhume, http://www.canalvie.com/sante-beaute/sante/index-des-maladies/rhume-1.1028511, consulté le 18 avril 2018

Le site des Éditions Larousse,  http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/rhume/69337, consulté le 18 avril 2018

Gouvernement du Québec, Différences entre la grippe et le rhume, http://sante.gouv.qc.ca/conseils-et-prevention/differences-entre-la-grippe-et-le-rhume/, consulté le 19 avril 2018.

Symptômes et facteurs de risque du rhume, https://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=rhume-pm-symptomes-du-rhume, consulté le 18 avril 2018

Quand le rhume se transforme en sinusite, http://medecinsansrendezvous.telequebec.tv/articles/88-quand-le-rhume-se-transforme-en-sinusite, consulté le 23 avril 2018

 

 

Stachybotrys chartarum: la fameuse moisissure noire?

Basé sur le diaporama de Stachybotrys chartarum
Par: Rodérick Bouchard
B.Sc., Microbiologiste Agrée

Dans cet article, nous explorerons plus en détails le genre de moisissure Stachybotrys, en particulier l’espèce chartarum. L’Institut National de Santé Publique du Québec (INSPQ) a identifié cette espèce en particulier comme une cause de problème de santé dans les maisons où elle se retrouve. C’est pourquoi nous explorerons ce sujet dans cet article.

Portrait de Stachybotrys chartarum

Stachybotrys chartarum, communément appelée « moisissure noire », est soit de cette couleur ou soit verdâtre. À noter que malgré ce nom commun, elle n’est pas la seule moisissure noire, comme vous pouvez voir dans les articles portant sur Penicillium, Aspergillus ou Cladosporium. Dans la nature, on retrouve le S. chartarum dans le sol et elle est répertoriée partout dans le monde. Ensuite, c’est un mycète qui se nourrit principalement de cellulose, constituant des cellules végétales. Elle n’a pas de préférence pour trouver cette cellulose, ce qui fait que l’on peut la retrouver dans plusieurs milieux, tant que ceux-ci ont cette composante en quantité suffisante. Pour donner quelques exemples, on peut retrouver S. chartarum dans les milieux suivants :

  • Bois
  • Textile
  • Papier
  • Isolant mousse
  • Tissu

Cette moisissure n’est pas très compétitive avec les autres, étant donné que ces exigences de croissance faisant en sorte qu’elle ne prolifère pas très vite non plus.

Voici des photos montrant la vision macroscopique et microscopique de S. chartarum.

 

 

Aperçu de ce qu’aurait l’air une infestation de S. chartarum
S. chartarum grandissante sur un milieu sélectif

 

 

 

 

 

 

 

La masse de conidies de S. chartarum au bout du conidiophore. On peut presque voir tout le phialide. La gélatine a été enlevé par le fixatif. Observé au microscope électronique.
S. chartarum vue au microscope à objectif

 

 

Condition de croissance optimale de Stachybotrys chartarum

D’abord, Stachybotrys chartarum peut croître à des températures variant entre 2°C et 41°C. Elle atteint une croissance optimale entre 23°C et 27°C. Ensuite, elle a besoin d’un milieu fortement humide pour se développer. En outre, elle prend plus de temps que la plupart des autres moisissures dans son procédé de développement. En effet, la plupart des moisissures prennent 24h à développer des spores en milieu humide, celle-ci en prendra 48h. Finalement, elle a besoin d’un taux activité d’eau fort pour se développer. Dans le cas de S. chartarum, le minimum est de 0,94 et il croit de façon optimale à 0,98.

Risque pour la santé en lien avec Stachybotrys chartarum

La littérature reconnait que certaines toxines produites par Stachybotrys chartarum peuvent entraîner des problèmes de santé chez les animaux. En ce qui concerne les êtres humains, les études n’ont pas encore été faites mais, on pense qu’elles seraient neurotoxiques pour nous. Voici quelques exemples de symptômes reportés par des gens ayant été en contact avec un milieu comportant cette moisissure:

  • Allergie
  • Irritation des yeux, de la peau.
  • Symptôme respiratoire causé par les toxines qui peuvent aller jusqu’à la fibrose pulmonaire
  • Diarrhée
  • Symptôme liée à la grippe et au rhume
  • Fatigue
  • Maux de tête
  • Dermatite

La gravité des symptômes listés ci-dessus peut varier selon certains facteurs tels que la durée d’exposition et à la sensibilité du sujet par exemple.

Quelques faits intéressants

  • Il est très possible que l’apparition de Stachybotrys chartarum indique la présence d’autres moisissures parce qu’elle a des conditions de croissance plus difficile à obtenir favorisant les autres moisissures aussi.
  • Une croissance avancée de cette moisissure est une bonne indication que le logement pourrait être jugé malsain, car la prolifération de celle-ci est très lente.
  • S. chartarum produit des spores, mais ceux-ci ont du mal à se répandre dans l’air, car ils doivent être secs et ils doivent être transportés mécaniquement (en s’accrochant à la poussière par exemple).

Voici quelques photos de cas plus extrêmes de S. chartarum dans différents lieux

Croissance de S. chartarum à l’arrière du panneau mural de gypse endommagé par l’eau derrière une cabine de douche en sous-sol. Une nappe phréatique élevée a causé des inondations dans le sous-sol
Forte croissance de S. chartarum et d’autres champignons sur un panneau mural de gypse dans un sous-sol de l’école inondée. Cette croissance s’est produite environ une semaine après l’inondation. Ce panneau a été retiré avant le remodelage
Croissance de S. chartarum sur un revêtement de papier (flèche ci-dessus) isolant en fibre de verre. Ce papier touchait l’autre qui couvrait le revêtement de plâtre au plafond, résultant en une croissance excessive de moisissures. Le bâtiment avait une fuite de toiture qui s’égouttait sur le plafond et sur l’isolation.

 

Comment savoir si S. chartarum est présente dans mon logement.

En premier lieu, faites une inspection visuelle de la maison pour voir si vous voyez des traces noires ou verdâtres. En effet, ce genre de marques comme sur les photos et du matériel endommagé sont de bon indice de sa présence. Ensuite, utilisez votre odorat pour voir si une pièce dégage une odeur de terre ou de moisi.  S. chartarum par son métabolisme libère des produits organiques volatiles. Finalement, regardez si un occupant de la maison a des symptômes similaires à ceux nommé ci-dessus.

Conclusion

Nous espérons que cet article vous en a un peu plus appris sur Stachybotrys chartarum. Si vous avez des doutes que votre habitation contienne de la moisissure ou pour toute autre question concernant ce sujet, nous pourrons faire une évaluation à savoir s’il y a bien présence de S. chartarum ou d’autres genres de moisissures avec les tests appropriés à votre domicile. Notre équipe de professionnel sait comment confirmer la présence de moisissure et éliminer celle-ci sans risque pour votre santé.

Vous pouvez nous joindre par téléphone au (418) 476-0360 ou par courriel à infos@decontaminationquebec.com. Il nous fera plaisir de vous aider.

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Bibliographie

Institut de santé centrale du Québec, https://www.inspq.qc.ca/moisissures/fiches/stachybotrys-chartarum, page consulté le 13 juin 2017, Mise à jour le 28 juillet 2016

Sociétés Mycologiques des Hautes-Vosges, http://www.smhv.net/moisissures.ws#AnchorB17501809, Consulté de 13 juin 2017. Mise à jour en 2012

Berlin D. Nelson, Professor, Department of Plant Pathology, North Dakota State University, Stachybotrys chartarum: The Toxic Indoor Mold, http://www.apsnet.org/publications/apsnetfeatures/Pages/Stachybotrys.aspx, 2001, consulté le 13 juin 2017

Hardy Diagnostics, Stachybotrys Selective Agar, https://catalog.hardydiagnostics.com/cp_prod/Content/hugo/StachybotrysSelectiveAgar.html, 2017, consulté le 13 juin 2017

C.Iden, Facts about Stachybotrys chartarum and Other Molds, http://www.homeinspectorsacramento.com/facts-about-stachybotrys-chartarum-and-other-molds/, 20 août 2013, consulté le 13 juin 2017

QCI Mold & Water Damage, Toxic Black Mold – Stachybotrys chartarum, https://qci-online.com/remove-black-mold/toxic-black-mold-stachybotrys-chartarum/, 2017, consulté le 13 juin 2017

Mesure de l’Aw dans l’agroalimentaire, https://www.agro-agri.fr/mesures-Aw-dans-agroalimentaire.html, Publié le 30 mars 2012, consulté le 15 juin 2017

Cladosporium: une moisissure faite forte

 Article sur Cladosporium

Basé sur le diaporama de Cladosporium
Par: Rodérick Bouchard
B.Sc., Microbiologiste Agrée

Portrait de Cladosporium

Dans cet article, nous explorerons plus en détails le genre de moisissure Cladosporium. Cet article est séparé en deux sections car l’Institut National de Santé Publique du Québec (INSPQ) a identifié en particulier deux espèces de Cladosporium, soit Cladosporium cladosporioides et Cladosporium herbarum.

Pour vous donner une idée générale de Cladosporium, ce sont des champignons filamenteux imparfaits appartenant à la classe des Deutéromycètes.  Ce genre comprend 40 espèces environ.  Ils sont cosmopolites et ubiquitaires (air, sol, plantes, céréales, produits alimentaires, etc.), extrêmement communs surtout en zone tempérée. De plus, ils sont qualifiés comme étant saprophytes et phytopathogènes .  Certaines espèces provoquent des allergies de type I et III ainsi que des mycoses. Finalement, on les retrouvent dans plusieurs habitations canadiennes (100% des sites examinés dans l’étude de INSPQ), d’où l’intérêt porté à cette moisissure.

1. Cladosporium herbarum : Portrait

L’espèce type est Cladosporium herbarum . Effectivement, cette espèce à elle seule contient plus de 30 variétés. Elle est reconnue pour être la colonisatrice la plus rapide des substrats morts, en particulier les matières végétales. De plus, elle est reconnue comme étant un parasite chez les végétaux. Nous pouvons retrouver cette espèce un peu partout. En effet, elle peut être dans l’air, l’eau, le sol, la nourriture et dans les végétaux. Elle pousse aussi sur des matériaux de construction tels que le bois, le cuir, les matériaux synthétiques, le papier, les châssis des fenêtres et les plâtres humides. Finalement, c’est l’un des mycètes qui a une bonne résistance aux rayons UV et au rayon gamma. On peut se servir en autre de ces moisissures pour tester la résistance des matériaux aux moisissures.

Voici des photos montrant la vision macroscopique et microscopique de C. herbarum

                           

Sur la photo de gauche, on voit la croissance de C.herbarum sur un parchemin, dans celle de droite c’est une croissance sur milieu M2YA.  Comme vous pouvez le constater, cette espèce a des colonies qui peuvent être vertes poudreuses à olive noire. Le revers de ces colonies est noires à vert-foncé.

Cladosporium herbarum vu d’un microscope optique

 

 

 

 

 

 

Conidie de Cladosporium herbarum vu d’un microscope optique.

2. Cladosporium cladosporioides – Portrait

Le C. cladosporioides est une espèce comptant une seule variété enregistré connu. On retrouve ce mycète dans le sol, l’eau, les produits alimentaires et les produits végétales en décomposition. De plus, celle-ci se retrouve aussi dans les matériaux de construction tels que le textile, la peinture murale et la pâte à bois et sur les châssis des fenêtres. Elle est utilisée pour tester la résistance des matériaux à la moisissure. Finalement, elle peut aussi pousser sur la poussière, servant ainsi de source de nourriture aux acariens.

Voici des photos montrant la vision macroscopique et microscopique de C. cladosporioides:

 

 

 

 

 

 

 

La photo de gauche montre une croissance de C. cladosporioides  sur un parchemin tandis que celle de droite montre une croissance de celle-ci sur différents textiles.  Nous observons que les colonies peuvent être marron-brun à verdâtre foncé avec des contours jaunes-orangé en vieillissant. Le revers de ces colonies est noire.

Condition optimale pour la croissance de Cladosporium

Les Cladosporium ont tous des conditions de croissance semblables, en ce qui attrait de la température, l’activité d’eau et de l’humidité. Tout d’abord, l’humidité élevé favorise la croissance. Ensuite, celle-ci peut avoir lieu à des températures entre 0°C et 35°C. La température optimale de croissance se situe entre 18°C et 28°C. Cette croissance peut aussi avoir lieu dessous du point de congélation, jusqu’à -10°C. De ce fait, les deux espèces vues ci-dessus sont aussi xérophiles et xérotolérantes, c’est-à-dire qu’elles peuvent survivre à des pressions osmotiques plus élevées que la normale où l’activité d’eau est plus faible. Cependant, des valeurs d’activité d’eau entre 0,86 et 0,88 permettront la croissance. Finalement, comme nous avons vu tantôt, Cladosporium n’est pas très difficile en matière de substrat.

Risque pour la santé lié au Cladosporium

Les spores de Cladosporium sont reconnues pour donner des réactions allergènes. En effet, Ils se retrouvent souvent dans les milieux intérieurs étant donné leur forte présence à l’extérieur, soit dans l’environnement. De ce fait, la présence de spores n’est pas nécessairement un problème, c’est la quantité retrouvée qui est importante. Si jamais vous voyez de la moisissure à l’œil nu, considérez cela comme un bon indicateur qu’il y a trop de moisissure dans votre domicile. Ce type de spore peut provoquer l’asthme et d’autres troubles respiratoires en grande quantité car les spores peuvent se rendre loin dans le tronc pulmonaire, jusqu’au alvéole. De plus:

  • C. herbarum peut causer aussi des infections fongiques sur la peau et les ongles
  • Les spores peuvent provoquer la sinusite, et des infections pulmonaires
  • Elle peut provoquer les irritations des yeux, du nez et de la gorge ainsi que provoquer des migraines car Cladosporium produit des toxines tel que la cladosporine et l’émodine.

Finalement, même si la plupart des Cladosporium ne sont pas pathogènes en eux-mêmes, certaines espèces le sont et ils peuvent être responsable d’infections dîtes opportunistes.

Comment reconnaître ou savoir si Cladosporium est dans mon logement?

Tout d’abord, il y a l’inspection visuelle des lieux.  Regarder si vous voyez des taches semblables à celle montrée sur les photos ci-dessus dans une pièce de la maison, sur la nourriture ou sur les plantes. Ensuite, servez-vous de votre odorat. Si vous avez une pièce avec une odeur de moisi, de terre ou de renfermé, il se peut qu’il y ait présence de Cladosporium dans votre domicile ou d’autre moisissure. Finalement, si vous constatez que vous ou des occupants de votre domicile présentent des symptômes chroniques semblables à ceux nommé ci-dessus.

Ces trucs sont semblables dans tous les articles car ce sont des trucs pour identifier des moisissures. Vous ne pourrez pas confirmer à quel type de moisissure vous avez à faire sans analyse microscopique car certaines moisissures sont très semblables macroscopiquement. Exemple: Un endroit contaminé par des traces noire pourrait indiquer autant la présence de Penicillium, d’Aspergillus ou de Stachybotrys. Retenez que si la moisissure est visible, c’est signe qu’il y en a trop et que vous devriez l’enlevez immédiatement.

Conclusion

Nous espérons que cet article vous en a un peu plus appris sur Cladosporium. Si vous avez des doutes que votre habitation contient de la moisissure ou pour tout autre question concernant ce sujet, nous pourrons faire une évaluation à savoir s’il y a bien présence de Cladosporium ou d’autres genres de moisissures avec les tests appropriés à votre domicile. Notre équipe de professionnel sait comment confirmer la présence de moisissure et éliminer celle-ci sans risque pour votre santé.

Vous pouvez nous joindre par téléphone au (418) 476-0360 ou par courriel à infos@decontaminationquebec.com. Il nous fera plaisir de vous aider.

Bibliographie

Institut de santé centrale du Québec, https://www.inspq.qc.ca/moisissures/fiches/cladosporium-cladosporioides, https://www.inspq.qc.ca/moisissures/fiches/cladosporium-cladosporioides, pages consultés le 28-29 juin 2017, Mise à jour le 28 juillet 2016,

Dr Jackson Kung’u, Mold and Bactéria Consulting Laboratories, Cladosporium: A Trigger for Asthmatic Attacks, https://www.moldbacteria.com/mold/cladosporium.html, consulté le 29 juin 2017

Dr Jackson Kung’u, Mold and Bactéria Consulting Laboratories, Significance of Airborne Cladosporium in Indoor Air Quality, https://www.moldbacteria.com/mold/cladosporium.html, consulté le 29 juin 2017

Mérule expert: analyse diagnostic formation recherche, Cladosporium herbarum, http://www.merule-expert.com/moisissures.ws#AnchorB22770971, consulté le 28 et 29 juin 2017

Université de bretagne occidentale, Les fiches pratiques C. herbarum, http://www.univ-brest.fr/esiabscientifique/Mycologie/Les+fiches+pratiques/C.+herbarum, consulté le 28 juin 2017

Mycota, Cladosporium cladosporioides, http://mycota-crcc.mnhn.fr/site/espece.php?idE=101#ancre11, Cladosporium herbarum, http://mycota-crcc.mnhn.fr/site/espece.php?idE=102#ancre10, consulté le 28-29 juin 2017

Mycota, Cladosporium, http://mycota-crcc.mnhn.fr/site/genreDetail.php?num=10&n=Cladosporium, consulté le 05 avril 2018

 

 

 

 

Aspergillus: pathogène respiratoire

Article sur Aspergillus

Basé sur le diaporama d’Aspergillus
Par: Rodérick Bouchard
B.Sc., Microbiologiste Agrée

Portrait d’Aspergillus

Dans cet article, nous explorerons plus en détails la moisissure Aspergillus. Cet article est séparé en trois sections car l’Institut National de Santé Publique du Québec (INSPQ) a identifié en particulier trois espèces d’Aspergillus pouvant causer des problèmes de santé au Québec. Nous regarderons plus en détails les trois espèces suivantes: Aspergillus fumigatus, Aspergillus flavus et Aspergillus niger.  Pour vous donner une idée générale de l’Aspergillus, c’est un mycète dont on dénombre plus de 200 espèces, dont 40 sont documentées comme étant une cause d’infection pour l’homme, selon l’INSPQ. On retrouve celle-ci dans les sols et la matière organique principalement. Cependant, elle peut se retrouver aussi dans l’eau et la nourriture.  La gamme de couleur varie selon l’espèce, les colonies peuvent être blanches, jaunes, vertes ou noires. Voyons voir ces trois espèces de plus près.

1. Aspergillus fumigatus – Portrait

L’Aspergillus fumigatus est l’espèce la plus importante en ce qui attrait les problèmes de santé. Elle est associée à l’aspergillose, maladie pulmonaire qui est très opportuniste (nous en reparlerons tantôt).  Présentement, vous pourriez avoir des spores Aspergillus dans les poumons sans le savoir car les défenses immunitaires du corps pourront l’éliminer. C’est pourquoi ces spores sont dit opportunistes, ils attendent que le système immunitaire faiblisse pour frapper.

De ce fait, les personnes immunodéprimées ou qui ont des troubles respiratoires sont vraiment vulnérable à ce type de spores. C’est pourquoi le moment de l’inhalation devient un facteur chez une personne en santé car si l’inhalation se fait pendant un moment de faiblesse du système immunitaire, il y aura infection ce qui explique pourquoi Aspergillus est aussi considérée comme une cause de maladie nosocomiale, c’est-à-dire une maladie contractée lors d’un séjour à l’hôpital. De plus, ce mycète est thermorésistant et sa présence est un indicateur d’un milieu malsain comme Stachybotrys, vu ces conditions de croissance.

Voici des photos montrant la vision macroscopique et microscopique d’Aspergillus fumigatus

Aspergillus fumigatus sur pétri et sur un panneau cartonné

 

Comme vous pouvez l’observé, Aspergillus a une forme qu’on peut dire « laineuse ». Les colonies de cette espèce varient entre la couleur bleu-vert à une teinte grise.

Aspergillus fumigatus vu du microscope électronique

 

Condition de croissance d’Aspergillus fumigatus

Ce mycète est thermo-tolérant et thermophile. Il peut pousser à des températures variant entre 12°C et 57 °C. Il atteindra une croissance optimale dans les températures variant entre 37°C et 43°C. L’humidité doit être relativement élevé pour qu’il y est croissance d’Aspergillus fumigatus tout comme la disponibilité en eau libre. En effet, on parle d’une disponibilité en eau libre entre 0,82 et 0,97. Elle pourra se développer que si l’activité d’eau libre atteint le 0,9. Ce taux élevé est atteint d’habitude dans les résidences qui ont fait l’objet de dégât d’eau ou qui ont été abandonné, d’où le statut de cette moisissure comme étant un indicateur de milieu malsain si celle-ci parvient à croître. On parle d’un taux élevé à ce chiffre car le maximum d’eau libre possible est de 1. Finalement, cette moisissure n’est pas très sélective pour ces substrats, donc elle aura de bonne chance de pousser si ces conditions de croissance sont remplies.

2.Portrait d’Aspergillus flavus

Cette deuxième espèce d’Aspergillus est très connue dans le domaine agroalimentaire. C’est un mycète phytopathogène qui s’attaque aux récoltes de maïs et d’arachide. En effet, il pousse aussi sur les graines, le sol et les dérivés du céréale pour nommer quelques exemples. En plus d’être présent dans la nourriture, il peut aussi être présent dans plusieurs matériaux de construction, tels que le bois, le cuir, les textiles, le papier, les matériaux synthétiques de vernis ou ciré pour en nommer quelques-uns, sans compter qu’on peut le retrouver dans la poussière et les systèmes de ventilation. C’est le 2e plus pathogène des Aspergillus, le 1er étant fumigatus.

Voici des photos montrant la vision macroscopique et microscopique d’Aspergillus flavus.

Aspergillus flavus sur du textile

 

 

Les colonies sont de couleurs vertes-jaunes à vertes olives. Le revers de celle-ci peut être incolore, beige claire, rosâtre à brun-rouge.

Aspergillus flavus prise au microscope optique à 1000X.

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Condition de croissance d’Aspergillus flavus

Aspergillus flavus est un mycète mésophile pouvant pousser à des températures variant entre 17°C et 48°C. Il atteint une croissance optimale dans les températures variant entre 25°C et 42°C. L’humidité relative doit être entre 80 et 85% et l’activité de l’eau libre, il atteint une croissance optimale entre 0,86 et 0,96, mais il y a d’autres avis qui disent que celle-ci devrait être entre 0,78 et 0,80. On peut voir que ses exigences de croissance sont moins élevées que le fumigatus. 

3.Portrait d’Aspergillus niger

La dernière espèce que nous examinerons plus en détails est cosmopolite et très répandue. Aspergillus niger peut pousser dans le sol, la matière organique et même survivre dans les milieux marins. Pour ce qui est des maisons, elle peut se retrouver sur les matériaux de constructions humides et dans les systèmes de ventilation. Elle n’est vraiment pas discriminateur pour le milieu, tant que les conditions pour sa croissance sont présentes et elle peut se développer sous forte lumière. Un lieu où vous ne voulez pas la retrouver est dans le cuir, car elle décompose la fibre interstellaire de celui-ci, lui faisant perde son gras, le rendant plus dur et se faisant, le cuir perd ses propriétés physiques qui le rendent durable.  Même si elle n’est pas aussi fameuse pour son pouvoir pathogène que fumigatus, elle reste tout de même un danger pour la santé.

Voici des photos montrant la vision macroscopique et microscopique d’Aspergillus niger

Aspergillus niger sur du textile

Comme son nom l’indique, les colonies d’Aspergillus niger sont noires, parfois brunes, ce qui peut amener à la confondre avec Stachybotrys chartarum. Pour être en mesure de faire l’identification, il faudra regarder la colonie au microscope afin de confirmer l’identité du genre de moisissure.  Certains Penicillium peuvent aussi avoir des colonies noires, ce qui démontre pourquoi il est difficile d’identifier les moisissures à l’œil nu.

De plus, il est bon de savoir que ce n’est pas le seul Aspergillus à avoir des spores noires. A. tubingensis, A. foetidus, A. carbonarius et A. awamor ont tous aussi des spores noires. En effet, il existe d’autres tests une fois que l’on a classé que c’est bien un Aspergillus afin d’identifier l’espèce. Finalement, le mycélium est soit incolore, blanc ou jaune.

Aspergillus niger vu au microscope optique

Condition de croissance

Aspergillus niger est aussi un mycète mésophile pouvant pousser à des températures variant entre 20°C et 40°C. Il atteindra une croissance optimale à 37°C. Ensuite, il se développera dans des milieux ayant des activités en eau libre à 0,77. De plus, on considère cette espèce comme étant xérophile, c’est-à-dire capable de survivre dans des lieux pauvres en eau. Finalement, il est capable aussi de se développer à des humidités relatives variant de 90 à 100 %.

Risque pour la santé

Les risques pour la santé sont semblables pour toutes les espèces d’Aspergillus. Cependant, leur pouvoir pathogène n’est pas le même. Les symptômes principaux liés à ce genre de moisissure sont surtout de nature respiratoire. De plus, il se peut que ces symptômes apparaissent plus tard après l’inhalation étant donné que ce mycète est dit opportuniste, il va attendre un moment de faiblesse du système immunitaires. Il est donc très dangereux pour les personnes ayant des systèmes immunitaires fragiles, tels que les bébés, les personnes âgées, les personnes immuno- déficientes et les personnes ayant des troubles respiratoires au préalable.

Parmi ceux-ci on peut compter les suivants:

  • Aspergillose
  • Symptômes associés au rhume et à la grippe
  • Réaction allergique
  • Asthme
  • Empoisonnement alimentaire si consommé dans des aliments à varier.

Aspergillose ?? Ça mange quoi en hiver?

L’aspergillose est une maladie pulmonaire provoqué par l’inhalation de spores d’Aspergillus. Ces spores peuvent se rendre très loin dans l’arbre pulmonaire, jusqu’aux alvéoles. Une forte inhalation causera des réactions allergiques, dû aux toxines produites causant la réaction jusqu’à l’élimination. Sinon, on parle de deux types d’aspergillose:

  • Le premier est l’aspergillome pulmonaire. Le champignon profite d’une faiblesse aux poumons ou des sinus, il y aura formation d’une boule composée de filaments fongiques et de cellules sanguines. Si la boule est au niveau des sinus, il y aura une sinusite et les symptômes seront les mêmes. Si elle touche les poumons, les symptômes seront semblables à ceux de l’asthme et les insuffisances respiratoires ici peuvent être très graves.
  • Le deuxième est l’aspergillose invasive. C’est le plus dangereux des deux types. Il s’agit du même type d’infection, mais dans ce cas, elle envahit rapidement les poumons et se propage par le sang dans d’autres organes (cœurs, foies, cerveau). Cette situation touche principalement les gens ayant une déficience immunitaire.

L’inhalation par les voies respiratoires est la principale source, mais elle n’est pas la seule façon. Exceptionnellement, l’ingestion d’aliment infecté, le contact avec les spores en possédant une plaie ouverte, soit par l’œil lors d’un traumatisme ou une lésion au niveau du canal auditif au préalable avant le contact avec les spores peuvent entraîner une infection.

Aspergillose, Se méfier de qui?

Des trois espèces examinées, A. fumigatus est la plus dangereuse à ce sujet car ces spores sont très volatiles et peuvent pénétrer très loin dans les poumons. Ensuite, A. Flavus est la deuxième, puisqu’elle peut aussi se rendre loin dans le poumon, mais les spores sont un peu moins volatile. Finalement, Aspergillus niger est l’espèce la moins pathogène des trois vues. Cependant, elle peut tout de même causer des problèmes étant donné qu’elle peut provoquer l’aspergillose du conduit auditif externe chez les sujets présentant une lésion préalable du conduit auditif ce qui peut provoquer des mycoses pulmonaires.

Comment savoir si Aspergillus se trouve dans mon logement?

  • Inspection visuelle. La grande gamme de couleur d’Aspergillus fait en sorte qu’il est difficile de l’identifier à l’œil nu. Cependant, sachez qu’une colonie de moisissure visible n’est pas bonne, peu importe l’espèce et qu’en voir n’est pas un bon signe pour l’habitation.
  • Comme toutes les moisissures, elle a une odeur de terre, de moisi, de renfermé. Si vous sentez cette odeur dans une pièce de maison, c’est un signe qu’il y a une possible croissance.
  • L’apparition de problèmes respiratoires chroniques ou de symptômes liés à cette moisissure peut-être un signe que vous êtes en sa présence.

Dans le doute:

Si vous avez des doutes, nous pourrons faire une évaluation à savoir s’il y a bien présence de Aspergillus niger à votre domicile. Dans ce cas, notre équipe de professionnel sait comment l’éliminer sans risque pour votre santé.

Vous pouvez nous joindre par téléphone au (418) 476-0360 ou par courriel à infos@decontaminationquebec.com. Il nous fera plaisir de vous aider.

 

Bibliographie

Institut de santé centrale du Québec, https://www.inspq.qc.ca/moisissures/fiches/aspergillus-fumigatus, https://www.inspq.qc.ca/moisissures/fiches/aspergillus-flavus, https://www.inspq.qc.ca/moisissures/fiches/aspergillus-niger, page consulté le 22 et 23 juin 2017, Mise à jour le 28 juillet 2016

Agence de la santé publique du Canada, http://www.phac-aspc.gc.ca/lab-bio/res/psds-ftss/aspergillus-spp-fra.php, Consulté et Mise à jour le 10 novembre 2011

Dr Jackson Kung’u, Aspergillus fumigatus, https://www.moldbacteria.com/mold/penicillium.html, Mold and Bactéria Consulting Laboratories, consulté le 22 juin 2017

Bennington-Castro J. What Is Aspergillus Fumigatus?, http://www.everydayhealth.com/aspergillus/guide/, Consulté le 22 juin 2017, mise à jour le 08 juillet 2015,

Ward J. Mold busters, Aspergillus fumigatus, https://www.bustmold.com/resources/mold-library/aspergillus-fumigatus/, consulté le 22 juin 2017, publiée le 25 mars 2014

Yuri, Aspergillus flavitus, http://thunderhouse4-yuri.blogspot.ca/2012/02/aspergillus-flavus.html, consulté le 22 juin 2016, publié le 4 février 2012

Université de Bretagne-Occidentale, fiche pratiques aspergillus flavius, http://www.univ-brest.fr/esiabscientifique/Mycologie/Les+fiches+pratiques/A.+flavus, consulté le 22 juin 2017, fiche pratiques aspergillus niger, http://www.univ-brest.fr/esiabscientifique/Mycologie/Les+fiches+pratiques/aspniger, consulté le 23 juin 2017,

Zamora J., Aspergillus niger, not your everyday mold, http://blogs.evergreen.edu/fungalkingdom/aspergillus-niger-not-your-everyday-mold/, publié le 10 mars 2014, consulté le 23 juin 2017

 

 

 

 

 

 

La fameuse grippe saisonnière

Article sur l‘Influenza

Par: Rodérick Bouchard
B.Sc., Microbiologiste Agréé

Introduction

Commençons par une question suivante: Savez-vous la différence entre un rhume et une grippe?  Certains symptômes de ces maladies sont très semblables. De plus,  le langage populaire fait en sorte que certains diront avoir la grippe alors qu’ils ont un rhume et vice-versa. Nous séparerons donc cet article en deux sections: la présente section parlera de la grippe.  L’autre section se consacrera au rhume. Après la lecture de ces deux articles, nous espérons que vous en ayez assez appris sur les deux maladies afin de pouvoir les distinguer, voir les mesures de prévention et d’en apprendre un peu plus sur celle-ci en général.

Qu’est-ce que la grippe?

La grippe est une infection respiratoire causée par l’Influenzavirus de la famille des Orthomyxoviridae. Ce virus se divise en trois groupe, Influenzavirus A, Influenzavirus B et Influenzavirus C. L’un de ces types de virus causera la maladie. Le virus se propage par gouttelette, soit par contact direct avec celui-ci où par contact indirect. On observe une propagation plus élevée de la grippe à partir de la fin de l’automne jusqu’au début du printemps.

Petite question: Est-ce que cela veut dire que le froid lui-même peut causer la grippe?

La réponse est: Non, pas directement. Voyez-vous, par définition si nous vous mettons dans une pièce qui est froide mais complètement stérile, vous n’attraperez la grippe lors de votre passage dans cette pièce, car il n’y aurait pas de virus à l’intérieur en théorie. Cependant, en sortant de cette pièce, les muqueuses de votre nez fonctionneraient au ralenti, augmentant ainsi les chances du virus à entrer dans vos voies respiratoires. De plus, l’hiver fait en sorte que les gens restent plus souvent à l’intérieur, soient dans des sections où l’air circule moins étant donné qu’on n’ouvre pas de fenêtre durant cette période et nous entrerons en contact avec plus de personne dans ces espaces durant cette période, en particulier durant le temps des fêtes par exemple. Cela permettra aux virus de se propager plus facilement.

L’ABC de la grippe

Il existe trois types différents de virus de l’influenza. Nous allons les regarder dans l’ordre de la moins contagieuse à la plus contagieuse. Premièrement la souche d’influenza la moins pathogène serait l’influenza C. Ce génome évolue très peu dans le temps. Cela a fait en sorte que le système immunitaire a pu s’adapter à ce type de grippe et elle n’est pas vraiment dangereuse pour l’être humain. Les cas l’impliquant sont vraiment plus rares et ont beaucoup moins de chance de se propager. On parle d’infection respiratoire mineure.

Ensuite, il y a la grippe causée par l’influenza B. Ce type de grippe peut causer des épidémies étant donné que son génome fait des dérives antigéniques (Aussi appelé glissement antigénique, nous reviendrons sur ce concept tantôt). Ces mutations se feront plus rapidement que sur le virus de type C, ce qui fait en sorte que les nouveaux sous-types de grippe B pourront réinfecter la communauté plus facilement.

Finalement, l’influenza causé par la grippe A est la plus dangereuse car en plus des dérives antigéniques, ce type de virus fera également des changements antigéniques, faisant varier de façon majeure les virus de types A, leur permettant d’infecter plusieurs hôtes, notamment les oiseaux. C’est ce type de virus qui sont généralement responsable des pandémies.

Dérives et Changements antigéniques

Nous avons glissé les termes de dérive et de changement antigéniques plus haut. Examinons d’un peu plus près ces concepts. Observons un virion d’influenza de type A sur la photo suivante:

 

Nous voudrions attirer votre attention sur les structures suivantes : L’hémagglutinine (H) et la neuraminidase (N). Ces glycoprotéines seront celles-ci qui feront l’objet des dérives et des changements antigéniques.  Une dérive antigénique au niveau de ces protéines est définie comme une légère mutation de ces antigènes qui se produit constamment. Quand la mutation permet au virus de mieux se multiplier avec une meilleure résistance que la souche précédente, le nouveau sous-type sera favorisé et pourra réinfecter la population visée. Ce type de mutation se retrouve chez tous les types d’influenza.

Pour ce qui est d’un changement antigénique, on parlera d’une mutation majeure au niveau de ces glycoprotéines. Ce type de changement est beaucoup moins commun et n’a été observé que chez l’influenza de type A. Elle est basée sur une recombinaison entre deux souches de virus différentes qui ont infectés une même cellule. Le changement majeur de cette recombinaison est que la souche résultante sera complètement immunisée à ce qui affectait les souches préexistantes et cela pourrait créer une nouvelle pandémie.

En résumé tous les types d’influenza auront des mutations légères sur les glycoprotéines H et N qui font partie de leur évolution. La vitesse de ces mutations varie selon la souche. De plus, l’influenza de type A subira des mutations majeures sur ces génomes.

Un virus au potentiel infini?

Notez bien que ce n’est pas parce qu’une souche d’influenza A va se recombiner qu’elle va nécessairement devenir plus pathogène.

Il y 16 types de H et 9 types de N, ce qui donne une recombinaison de 117 possibilités. La plupart ont été retrouvés chez les oiseaux, en particulier les canards et certaines sont responsables d’épidémies importantes chez les poulets et les dindes.  Les sous-types H1, H2 et H3 et les sous-types N1 et N2 sont les seuls stables qui peuvent affecter l’homme depuis 1918. Présentement, seulement trois combinaisons ont été à l’origine de pandémie, H1N1 à la source d’une pandémie en 2009, H2N2 et H3N2 qui est la souche de grippe cette année la plus répandue au Québec.

Vaccins : devrais-je me faire vacciner?

Maintenant que je vous ai expliquer un peu plus le principe d’adaptation du virus, vous pourrez comprendre pourquoi il est si difficile de faire un vaccin contre la grippe. Les chercheurs doivent cerner quelles sont les souches les plus importantes d’influenza qui vont frapper la région cette saison. Ils font ensuite un vaccin afin de stimuler notre corps à créer des anticorps adaptés à combattre ces souches. Cependant, vous avez vu que le virus peut changer de visage et que même si vous avez un vaccin pour la bonne souche, il peut y avoir des dérives antigéniques qui peuvent rendre le vaccin inefficace. De plus, nous voyons dans l’actualité que dépendamment du mode de culture des protéines virales pour le vaccin, il se peut qu’elles même subissent une mutation et deviennent ainsi inefficace contre le virus.

Ce sont les défis auxquels il faut faire face chaque année lorsque que l’on fait un vaccin contre la grippe. En revanche, nous avons fait beaucoup de progrès au cours des années. Nous avons passé d’un vaccin trivalent (traitant trois souches) à un vaccin quadrivalent (traitant quatre souches). En effet, nous avons découvert qu’un glissement antigénique a fait en sorte que nous distinguons deux sous-types de grippe B, la B-Victoria et la B-Yamagata.  Ce sont deux des souches que le vaccin actuel serait efficace contre, vous pouvez rajouter à celle-ci les souches de grippe A H1N1 et A H2N3.

Verdict…

C’est l’un des vaccins qui n’est peut-être pas efficace à 100% mais qui est tout de même nécessaire, surtout pour les enfants en bas âge, les aînés, les femmes enceintes et les personnes ayant des problèmes de santé chronique. La grippe peut amener des complications et être mortelle dans certains cas, donc il vaut mieux avoir cette protection plutôt que de ne pas en avoir du tout. Le vaccin fera en sorte que vous aurez des anticorps déjà prêts qui dans le pire des cas, ne vous immuniseront pas, pourront faire la différence entre l’hospitalisation et resté à la maison dans certains cas.

Symptôme de la grippe

Les symptômes de la grippe arrivent de façon soudaine et leur intensité peut varier selon divers facteurs comme l’âge et l’état de santé de la personne.

Les symptômes les plus communs sont les suivants :

  • Fièvre soudaine, entre 39 °C et 40 °C (102 °F et 104 °F)
  • Toux soudaine
  • Mal de gorge
  • Douleurs musculaires ou articulaires
  • Fatigue extrême
  • Maux de tête

De plus, des symptômes tels que les nausées, les vomissements, les douleurs au ventre et la diarrhée peuvent être observés chez les jeunes enfants et dans certains cas, chez les adultes.

Les personnes âgées peuvent avoir des épisodes de confusion sans trop présenter d’autres symptômes.

La grippe peut être confondue avec d’autres infections respiratoire (voir section rhume et à la fin du texte le tableau) mais elle peut aussi amener à des infections respiratoires plus sévères tel que la pneumonie par exemple.

La grippe se soigne généralement chez soi, mais si vous sentez de la difficulté à respirer ou une fièvre qui persiste plus de 5 jours, il faudrait consulter. Si vous avez des doutes sur la gravité de vos symptômes, vous pouvez toujours appeler à Info-Santé au 811 ou consulté avec votre médecin de famille.

Cycle de reproduction virale

La transmission de la grippe se fait par gouttelette dans l’air produit par les personnes infectées lors de la toux, l’éternuement ou lorsqu’elles se mouchent.  Le virus est dans les différents liquides du corps de la personne malades. Une fois qu’il a atteint le tronc respiratoire, il s’attachera aux cellules épithéliales via la composante H de son enveloppe. De ce lieu, le virus entrera dans la cellule par fusion des membranes, libérera son ARN viral qui stimulera les cellules à reproduire cet ARN viral, avant d’assembler de nouveaux virions qui seront libérés par le procédé de bourgeonnement de la cellule infectée. (Voir photo ci-dessous)

Réponse immunitaire

Les premières lignes de défense du corps sont les cellules macrophages, qui ont pour fonction d’éliminer tout corps étranger (Réponse immunitaire innée). Cependant, certains virions arriveront à contourner cette ligne et iront infecter des cellules de votre corps.

L’action des macrophages et la reproduction virale dans le système va déclencher des réponses inflammatoires qui vont stimuler petit à petit le système immunitaire adaptatif. Cette réponse est beaucoup plus lente que la réponse innée. Ici, le corps va être en mesure de faire face aux cellules qui sont infectées et aux virions libres dans l’organisme à l’aide des lymphocytes. Nous n’allons pas aller plus loin dans les détails, mais sachez que les symptômes que vous avez sont en lien avec le combat que votre corps fait contre l’influenza. Les maux de gorges et la forte fièvre sont des conséquences de votre défense immunitaire. Quant à la fatigue, elle provient de l’énergie que votre corps dépense pour combattre le virus.

Nous finirons cette section du dossier en parlant d’une des caractéristiques du système immunitaire adaptatif. Ce système produit des lymphocytes spécialisés pour faire face à la souche de grippe qui vous a infecté. À la fin de votre combat, les lymphocytes créés seront presque tous détruits après un certain temps, puisqu’il n’y aura plus de stimulation virale. Cependant,  le corps en gardera quelques-uns en mémoire, ce qui fera en sorte que si vous êtes réinfectées par ce virus, votre réponse immunitaire adaptative se fera beaucoup plus rapidement. De ce fait, vous serez malades soient beaucoup moins longtemps ou peut-être même pas du tout. C’est sur ce principe que nous avons inventé les vaccins, pour stimuler la réponse immunitaire adaptative face au virus ciblé.

Prévention

Comme vu dans la section précédente, les gouttelettes sont le mode de propagation du virus ce qui fait qu’une personne pourra vous transmettre la grippe de façon directe ou indirecte. Voici quelques trucs pour prévenir une transmission du virus.

  • Se laver les mains est une obligation. Si vous ne touchez pas la personne, dîtes vous que celle-ci peut avoir toucher à des objets. Elle peut avoir tousser, éternuer ou même suer sur ses mains. Certaines personnes transpirent des mains. Vous devriez éviter de toucher les objets d’une personne qui est malade.
  • Si vous êtes malades, vous éternuez ou vous toussez dans le creux de votre coude. Ne rien mettre devant votre bouche est le pire scénario. Cependant en mettant la main devant celle-ci, vous augmentez les risques de contamination indirecte puisque vos mains auront directement été en contact avec les gouttelettes. De ce fait, les prochains objets touchés pourront transmettre celle-ci à une autre personne.
  • Si vous avez deux salles de bain à la maison, dîtes aux personnes malades d’utiliser la même salle de bain et les personnes en santé utiliseront l’autre.
  • Mettre des gants jetables en nitrile ou en latex  si vous avez à toucher des objets d’une personne malade. Une fois terminée, enlever les gants par l’intérieur et lavez-vous les mains.
  • Évitez le contact avec les personnes malades si possible.
  • Nettoyer régulièrement l’environnement afin d’éliminer les virus sur les surfaces dures et les objets qui aurait pu être infecté.
  • Si vous êtes le malade, resté le plus possible dans la même pièce. Comme ça, vous diminuerez le risque de propagation du virus
  • La vaccination est toujours fortement encouragée, surtout si vous êtes ou vivez avec une personne dans un groupe à risque.
  • Avons-nous parlé de se laver les mains?

Traitement

Il n’y pas de traitement proprement dit pour la grippe. Si jamais vous avez attrapés la grippe, nous vous suggérons les quelques trucs suivants:

  • Du repos. Restez à la maison le plus possible quand vous présentez les symptômes et prenez le temps de vous soigner.
  • Restez hydrater et buvez de l’eau.
  • Faites attention à ce que vous prenez comme médicament, lisez les étiquettes. Par exemple, deux médicaments qui paraissent différent peuvent contenir les mêmes ingrédients. De ce fait, vous pourriez prendre les deux formes, tels que du sirop et des pilules. En suivant les doses recommandées sur les bouteilles, vous pourriez dépasser la dose d’un composé tel que l’acétaminophène.  Demandez au pharmacien au besoin.
  • Il n’y pas de médicament miracle pour la grippe, ce que vous pouvez faire est soulagé vos symptômes. Nous ne suggérerons pas de marque de médicament ici, ce que nous vous suggérerons est d’en parler avec votre pharmacien.
  • Manger selon votre appétit. Il se peut que vous ayez une perte d’appétit pendant votre grippe, ne vous forcer pas à manger, prenez des repas plus légers au besoin.
  • En moyenne, vous en avez pour 1 semaine. Si cela dure plus de 12 jours ou que les symptômes persistent, je vous suggère d’aller consulter.

Conclusion

J’espère que vous en avez un peu plus appris sur l’influenza. Pour plus de détails sur comment le virus entre dans l’organisme, je vous laisse le lien suivant:

https://www.virologie-uclouvain.be/fr/chapitres/exemples-choisis/virus-de-la-grippe

Ce qu’il y a d’important à retenir de cet article peut se résumer en ces quelques points :

  1. Le rhume et la grippe ne sont pas la même maladie
  2. Il y a plusieurs types de grippes, ce qui rend la tâche difficile  pour déterminer la grippe saisonnière et de concevoir le vaccin.
  3. Même si le vaccin n’est pas efficace à 100%, il est préférable de le prendre.
  4. Connaître les symptômes de la grippe et savoir les populations à risque.
  5. Pensez à soi et aux autres pendant la maladie
  6. Savoir un peu plus sur le virus, sa méthode d’infection, comment le corps se défend et comment éviter la propagation
  7. Se laver les mains

Si vous voulez plus de renseignement sur le sujet, vous pouvez communiquer avec moi par courriel à roderick@decontaminationquebec.com. Il me fera plaisir de répondre à vos questions et de mettre cet article à jour au besoin. Vous trouverez ci-dessous le tableau montrant la différence entre les symptômes de la grippe et du rhume.

 

Tableaux montrant la différence entre la grippe et le rhume 

Symptômes Grippe Rhume
Fièvre Habituelle Rare
Température entre 38 °C et 40 °C (entre 100,4 °F et 104 °F)
Début soudain
Toux Habituelle Habituelle
Début soudain Légère ou modérée
Maux de tête Habituels Rares
Parfois intenses
Douleurs et courbatures Habituelles Rares
Parfois intenses Légères
Fatigue Habituelle Habituelle
Intense Légère
Durée : quelques jours, parfois plus
Habituels chez les enfants
Nausées et vomissements Rares chez les adultes Rares
Souvent accompagnés de diarrhée et de douleurs au ventre chez les enfants Légers
Écoulement nasal ou congestion du nez Rares Habituels
Éternuements Rares Habituels
Mal de gorge Habituel Habituel

 

Bibliographie

MIMS,Cédric. PLAYFAIR, John. ROITT, Ivan. WAKELIN, Derek. WILLIAMS, Rosamund. Medical Microbiology. 2e édition. Mosby. 1998.p 208-210.

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ZOU Shimian., PhD, PRUD’HOMME, Isabelle. and WEBER, John M. Genetic characterization of the hemagglutinin gene of influenza B virus which predominated in the 1985/86 Canadian influenza season, https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3250896/, consulté le 17 mars 2018

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MARTEL. Camille, Le vaccin contre la grippe moins efficace que prévu, http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1076941/vaccin-grippe-efficacite-nouveau-brunswick-infectiologue-girouard, consulté le 12 mars 2017

Radio-canada, Efficacité du vaccin contre la grippe : la production à partir d’oeufs critiquée, http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1065777/vaccin-grippe-oeufs-culture-cellulaire-reponse-immunitaire, consulté le 12 mars 2017

LONGTIN, Jean. Le vaccin contre la grippe est nécessaire, même s’il n’est pas efficace à 100 %, http://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/les-eclaireurs/segments/chronique/45031/vaccination-grippe-influenza-vaccin-efficacite, consulté le 12 mars 2017

Futura-science, Grippe A : Définition, https://www.futura-sciences.com/sante/definitions/medecine-grippe-5420/, consulté le 12 mars 2018

 

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